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Sartre I
Commentaire: 399-401
Lisez bien la description de l'existentialisme.
L'existentialisme français hérite beaucoup de l'existentialisme chrétien
du philosophe Kierkegaard et de la pensée du philosophe allemand, Heidegger,
sous lequel Sartre a fait des études.
La grande différence de l'existentialisme français de Sartre et de Camus, c'est
la centralité d'une conscience
qui sait que ses représentations perceptuelles
ne voient que la surface des
choses. Sartre donne ses pièces,
romans, et contes comme des expressions de sa philosophie existentialiste.
Pour Sartre il n'y a pas de vérité, pas de sens, pas de bien moral, pas
de moi unique. Il n'y a que
l'existence qu'il divise, comme Descartes, en une conscience
("consciousness") et un corps physique.
Mais pour Sartre il n'y a pas moyen rationnel de franchir la barrière
entre la conscience et le monde pour le connaître. La conscience voit une image objective
mais limitée (une partie) de la perception de la surface des choses, mais elle ne peut jamais savoir ce que
cette perception cache, ce que la chose est. Notre
conscience nous isole du monde, même de nos propres corps (comme Tchen et Kyo).
Voilà l'existence comme conscience.
A
l'encontre de Freud, il n'y a pas d'inconscient pour Sartre.
Selon
Sartre l'existence précède l'essence, où l'essence veut dire un sens, un moi,
une vérité, un bien moral qui existe derrière la surface perçue des choses.
La philosophie traditionnelle et les religions ont imaginé que la vie a
d'abord un sens ou une vérité (donnés par Dieu) et qu'ensuite l'homme
commence à exister dans le monde (Dieu lui donne la vie):
l'essence précède l'existence. Pour
Sartre, l'individu existe dans un monde sans Dieu et sans essence.
Il n'a que son existence comme conscience limitée et objective des
surfaces sans sens des choses. L'individu
social, cependant, aime se tromper en imaginant que les surfaces perçues
cachent un sens. L'individu et la société donnent
un sens, une vérité illusoire à l'existence brute.
Ils donnent un sens à un monde sans sens.
Dans la réalité, c'est donc l'existence qui semble précéder l'essence (la création
sociale d'une illusion qu'il y a un sens, une essence).
L'enfer pour
Sartre, ce n'est pas un lieu de punition après la vie, c'est la prison de la
vie sociale qui nous fait croire l'illusion que notre vie, ou nos
représentations de la vie,
ont un sens.
Par amour et par amitié les autres nous donnent l'illusion que nous
sommes "quelqu'un," que nous avons une valeur, que notre vie a un sens.
Si nous agissons suivant cette illusion, nous sommes inauthentiques aux
yeux de Sartre.
Sartre veut que
l'individu se libère de l'illusion sociale qu'il y a un sens, qu'il fasse face
au non-sens du monde et qu'il choisisse ses actes consciemment et librement en inventant ses
propres valeurs (son propre bien et son propre mal).
Un individu qui agit en pleine conscience de sa situation existentielle (que
sa conscience est libre des choses perçues) est authentique. Par ses actes, l'individu se donne une identité. Il
est ce que ses actes le font.
Bien que Sartre
veuille que l'individu se libère de la prison de l'illusion sociale d'un sens,
il ne pense pas qu'on puisse se libérer de la société.
Pour Sartre, nous sommes "engagés" dans la société par les
actes que nous choisissons. Par
conséquent, nous sommes responsables des actes que nous choisissons librement
(et des moi que nous nous donnons),
mais nous devons toujours choisir nos actes dans une situation sociale qui les
précèdent.
L'action du "Mur" a lieu pendant la
guerre civile espagnole
(1936-38), époque où beaucoup d'espagnols (Pablo) et d'étrangers (Tom) ont
lutté contre le dictateur Franco et pour la république.
Franco a gagné la guerre avec l'aide de Hitler et a régné jusqu'aux années
soixante-dix.
1.
La Situation
75-78 Selon
Sartre, on ne peut agir librement qu'en tenant compte de sa situation particulière
dans la société et dans l'histoire.
Au début du "Mur," Pablo, le narrateur, et Tom
sont confrontés par une
situation
sociale particulière.
a) 75-77b Quelle est la situation socio-historique particulière de Pablo?
b) Le narrateur dit-il que cette situation est juste ou injuste ? La justice semble-t-elle importante ? Expliquez votre réponse.
c) 77b-78 Pablo, à l'encontre de Tom, commence à faire face à sa situation existentielle. A quoi est-ce qu'il commence à penser? Qu'est-ce que la mort n’est pas pour lui ?
2.
La valeur des autres
78b-79.
Expliquez comment la valeur des autres personnes change pour Pablo.
Concentrez votre discussion sur la réaction de Pablo au médecin.
3.
La valeur de la nature et la Mort
a) 80a-81 Comment la valeur de la nature change-t-elle pour
Pablo?
b)80b-81a
Que
signifie figurativement le titre, "le Mur," pour les deux prisonniers.
4.
La valeur du corps et la mort
77a, 82a-b(haut)
a) Comment la valeur du corps change-t-elle pour Pablo?
b) 80-b(bas)-82(milieu)Comment Pablo fait-il face à sa situation (comment est-il authentique) et comment Tom ne fait-il pas face (comment est-il inauthentique)?
c)
82b Pourquoi Pablo rit-il devant la "compréhension" du
médecin? A quoi est-ce que le médecin
ne fait pas face?