La Condition humaine I
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Lisez aussi l'histoire de la Chine, dont l'hyperlien se trouve au plan du cours en ligne. Lisez les passages "La Dynasite Qing 1644-1911" et "Les Débuts de la république 1911-49"
La Condition humaine: "les êtres humains, qui aspirent au meilleur, font souvent le pire.. . . Cette vision négative et pessimiste de la nature humaine a beaucoup marqué la société française -- et les sociétés des pays catholiques en général. Traditionnellement, dans ce système moral, l'égoïsme représente le péché par excellence. Sa manifestation économique, l'esprit de lucre (greed), fait horreur. On admire le don de soi, l'acte gratuit, le geste généreux, désintéressé. . . . Un tel cadre mental a généralement conduit à valoriser la famille, l'ordre, la discipline, l'éducation, la centralisation, à craindre la liberté et à considérer le capitalisme comme immoral. Par soi, une telle vision peut mener à un certain cynisme. Mais elle peut aussi conduire à une tolérance pour les écarts plus grands que dans les sociétés idéalistes (comme la société américaine) puisqu'on voit ces écarts -- même condamnables -- comme une preuve d'humanité. 'La condition humaine' n'est pas limitée aux faiblesses de la nature humaine' sur le plan moral. Elle englobe aussi les faiblesses de l'être humain sur le plan physique, sa vulnérabilité face aux misères et calamités qui l'accablent: peur, souffrance, maladie, mort. C'est l'impuissance de l'humanité à vaincre le mal. La 'condition humaine' désigne donc l'élément tragique de la vie humaine auquel nul n'échappe. Les penseurs et écrivains français, de Villon ou Montaigne jusqu'à Malraux et Camus, ont accordé une place considérable aux thèmes de la 'dignité humaine, de la 'condition humaine' et de la lutte de l'individu pour surmonter la contradiction entre l'une et l'autre" (Laurence Wylie et Jean-François Brieux, Les Français 58-59).
1. 9-15 Esquissez une explication de texte de ces pages. Avant d'écrire:
En écrivant:
2. 21milieu, 24haut, 25-34 Quels rapports différents Kyo et Tchen semblent-ils avoir avec la vie de tous les jours, avec eux-mêmes et avec les autres. En plus, comment pensent-ils de leurs propre corps et du monde autour d'eux?
3. 44 Commment l'attitude de Kyo envers ses propres actions diffère-t-elle de celle de son père? Comparez à Louis au début et à la fin de son journal.
4. 47-58 L'approche de l'insurrection, que Kyo voit comme une fatalité commune, augmente la probabilité de la mort. Comment cette plus grande probabilité de mourir, et l'angoisse qu'elle cause, changent-elles les relaions entre Kyo et May? leurs manières de voir leurs relations et eux-mêmes, et l'importance des codes moraux pour eux? [Pensez, par comparaison, aux réactions de Gisors et de Clappique à la pensée de la mort]
5. 58-68 Quelle interprétation Gisors fait-il du développement du caractère de Tchen. Quels sont les rôles dans ce développement de l'action, de l'héroïsme, de l'angoisse chrétien, de l'identité sexuelle, et de la haine? Comment les désirs de Tchen se distinguent-ils de ceux de Kyo?
6. 60-72 Quel est le rôle de l'opium dans la vie mentale de Gisors?