Balzac
“L’Illustre Gaudissart”

*1. « Le Commis-Voyageur…voici l’Individu »  Selon ses paragraphes, comment le type du Commis-Voyageur est-il l’expression des mœurs de son époque ?  En répondant tenez compte des questions suivantes.  Comment est-il a) « savant ignorant » ; b) « mystificateur mystifié » ; c) « prêtre incrédule » 3; d) « machine humaine « ; et comment représente-il « le génie de la civilisation et les inventions parisiennes aux  prises avec le bon sens, l’ignorance ou la routine des provinces » ? [« bon sens » a un sens péjoratif dans ce contexte]

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*2.  « Le déménagement de 1830…alouée »   Comment Gaudissart séduit-ils ces clients ?  Comment spécule-t-il sur les idées à la mode autour de 1830 ? [Comment les idées deviennent-elles des « valeurs » (comme les actions (« stocks »)) dans lesquelles il peut investir pour le vendre par la suite pour un profit? Comment Gaudissart s’apprête-t-il à « investir » dans les idées saint-simoniennes et républicaines et les polices d’assurance  pour les vendre?  Comment se distingue-t-il des dupes provinciaux qui achèteront ses « valeurs »?  Quelle est l’importance des mots pour Gaudissart :  dire ou faire ?  et l’importance du pouvoir ?  Qu’est-ce que cette métaphore monétaire pour les idées de gauche dit de leur valeur pour Gaudissart et pour Balzac (qui était monarchiste et anti-républicain) ?] [Lisez le passage de Charles Duby sur les idées de St. Simon.  Les républicains voulaient remplacer la monarchie par un chef non-héréditaire (une république) et un système de représentation démocratique]

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*3.   « Ecoute ma petite Jenny…divan de la fleuriste »  Comparez (ressemblances et différences) les rapports de Gaudissart et d’Henri avec les femmes qu’ils désirent : les rapports de Gaudissart avec Jenny et  d‘Henri avec Paquita.   En général, quelles ressemblances et différences voyez-vous entre Gaudissart,  grand séducteur des clients, et Henri de Marsais, grand séducteur des femmes extraordinaires ?  Sur quels tons les deux narrateurs de Balzac parlent-ils de la grandeur et du pouvoir deux personnages ?

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*4. « -- Que résulte-t-il ….tous les sens… »  Analysez l’acte verbal de « séduction » de Margaritis par Gaudissart comme un exemple de l’emploi des mots (et idées) comme des investissements économiques ?   Comment utilise-t-il les mots et idées qu’il a appris pour convaincre Margaritis d’acheter une police d’assurance de vie sur son « capital intellectuel » quand il dit au fou :  « Toute la civilisation refuse de la monnaie à cet homme qui domine en pensée la civilisation, et doit la dominer un jour par le pinceau.  . . . Ce grand homme incompris vient alors chez nous, nous le réputons grand homme, … nous l’admettons au superbe festin de la civilisation comme un puissant convive… »   Comment la police d’assurance qu’il vend  donnera-t-elle au « grand homme », Margaritis, accès à l’argent que la civilisation refuse ?  Si Margaritis l’achète, qu’est-ce qui arrivera à la « garantie » de verser une somme d’argent à ses héritiers futurs ?  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

*5.  « Eh ! bien, vous avez réussi...pour vous qui… » ; «-- A combien cela met-il…Prenez-vous le Globe ? »  Comment Gaudissart se séduit-il lui-même ?   En tenant compte de tout le récit, pourquoi Gaudissart ne réussit-il pas à transformer les mots et idées en actes de pouvoir et lui-même en  grand homme puissant ?  Si Henri était devenue passionnée d’une femme avec la mentalité de Vernier, mais qui savait le faire croire qu'elle l'adore mais qu'elle est emprisonnée par un autre, qu’est-ce qui serait arrivée à votre avis ?